En approchant du village il se devine à ses formes cubiques de couleur ocre se fondant dans le paysage.
Des maisons en banco, au toit en terrasse s’organisent au sein de concessions traditionnelles. Un dédale de rues étroites et tortueuses relie ces habitations à la place principale, à la mosquée, l’épicerie, les puits. Flanquées de murs épais et élevés d’où pointent les greniers à grains, ces ruelles offrent une ombre bienfaisante et propreté.
Ces constructions de banco demandent un recrépissage régulier par les maçons, faute de quoi elles se détériorent rapidement et tombent en ruine. En parcourant le village nous en mesurons les dégâts.
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Maisons cubiques en bordure du village près du baobab
Empilements de briques à l’entrée du village
Rue assez large ceinturant le village
Ancienne toguna ou séchage de fourrage ?
Murets protégeant des regards l’intérieur des concessions
Entrées de concession
La concession
Une concession est composée d’un ensemble d’habitations autour d’une cour centrale, attribuées aux différentes épouses d’un même mari, à ses parents.
A Diabolo, village essentiellement bambara, une certaine originalité caractérise ces concessions tant dans son architecture et que dans son organisation. Souvent les maisons individuelles comportent une avancée abritée par un toit de chaume et un mur imposant, à claire-voie des dépendances et cour séparée des autres habitations par un muret. Une cour centrale les réunit toutes.
La concession est ainsi un petit village avec ses ruelles, ses entrées. Entrée souvent délabrée qui peut conduire le visiteur non averti à parcourir les ruelles de la concession croyant être dans celles du village.
Maisons détériorées par la pluie, non recrépies