Des aides pour le fonctionnement de l’école
L’école Seydou Bouaré fait partie des “Ecoles amis des enfants, amie des filles” mis en place par l’UNICEF. Elle reçoit aussi l’aide d’ ONG américaines telles que le PAM et le CRS. L’approche du PAM est simple: “nourrir pour éduquer”. Chaque mois il livre les céréales et les huiles pour la cantine.
Mali Tériya So a entrepris des opérations ponctuelles de soutien à l’école (envoi de livres et matériels scolaires par container) et intervient surtout auprès des enseignants en tant que conseiller, animateur en classe, responsable de la correspondance scolaire. Une aide financière est prévue pour une coopérative des enseignants, la mise en place d’une crèche.
L’ASBL “Les 2 Côtés BE-ML” a pris en charge la construction les locaux manquants dans l’école.
L’école fondamentale de Diabolo a été créée en 1998, après le don de 7 hectares de terrain fait par l’ancien Maire Seydou Bouaré. Elle accueille plus de 200 élèves, 4 ou 5 enseignants, un Directeur déchargé de cours.
Le “Comité de gestion scolaire” participe à l’organisation de l’école, au fonctionnement de la cantine, il encadre et soutien le “gouvernement des enfants” instauré par l’UNICEF.
Années 2006 à 2008: Des classes insalubres en nombre insuffisants
Dans une cour spacieuse l’établissement comprend 3 classes en dur pour 4 ou 5 niveaux selon les années, une classe-paillote et un entrepôt désaffecté remplacent les classes manquantes.
Ces locaux sont vétustes, inadaptés, ils accueillent de gros effectifs d’élèves. On compte 3 à 4 enfants par bureau. Le matériel scolaire se limite à un cahier ou une ardoise et un bout de craie. Les bons élèves sont plus riches des dons d’encouragement offert par le PAM et partagent leurs bien avec les autres.
Un jardin potager pour le fonctionnement de la coopérative et de la cantine est entretenu par les élèves.
Les enseignants et l’enseignement
Deux types de recrutement fonctionnent générant des salaires différents mais on souhaiterait un enseignement de même qualité. Mal payés et souvent avec retard, les enseignants sont à rude épreuve. Ils demandent des stages de formation pour combler leurs lacunes dans l’apprentissage pédagogique.
Les classes ne présentent aucune homogénéité de niveau et d’âge., l’absentéisme est important
L’avenir des élèves
Après le cycle primaire certains élèves, surtout parmi les filles abandonnent leurs études faute de moyens financiers de la part des parents qui ne peuvent assumer un hébergement à la ville ou sont repris par la famille pour travailler .
Des conditions éprouvants : le climat et la maladie
La chaleur, amplifiée dans les classes par les toitures en tôles, les maladies fréquentes comme le paludisme amoindrissent l’énergie des élèves et des maîtres.
“Toutes les 30 minutes un enfant, en Afrique, meurt du paludisme, une maladie curable et évitable.” l’ UNICEF
Il est courant de voir un enfant fiévreux allongé sur son banc ou un enseignant malade. La formation de nuages de poussières due à l’assèchement des sols influent aussi sur la santé. On observe des problèmes respiratoires, des maladies oculaires.Il n’y a pas de Centre de soin à Diabolo, seulement quelques médicaments et un enseignant dévoué qui offre ses compétences en matière de soins.
Le Directeur de l’école fait appel aux services de l’UNICEF pour dépister les anémies, les parasites, vacciner. Les services du CRS eux, distribuent des compléments nutritifs.
De nouvelles classes à l’école
A ce jour les locaux sont terminés et en fonction : 3 classes en dur, un bureau de direction, un bloc de latrines.
Merci à l’association “Les 2 Côtés BE-ML” pour cette belle réalisation.